CONFLITS HOMME-ANIMAUX
Aujourd'hui, 45% de la superficie du continent asiatique, 35% de l‘Amérique du Sud et 30% de l'Afrique sont utilisés à des fins agricoles ou d'élevage. En exploitant à outrance et en détruisant l'habitat des espèces animales, nous sommes responsables de leur raréfaction, voire de leur disparition et les individus de celles qui parviennent à survivre entrent inévitablement en contact avec les villageois, dont les effectifs et le territoire eux, grossissent sans cesse.
En parallèle aux bénéfices multiples que nous tirons des animaux, les conflits avec eux revêtent des formes négatives aux conséquences plus ou moins grandes. Nous ne faisons pas référence aux espèces européennes ou nord-américaines, non concernées par nos actions.
La forme la plus sérieuse de conflits est celle conduisant à la mort de plusieurs centaines de personnes chaque année. Les attaques sont liées aux activités humaines puisqu'elles ont généralement lieu de jour et en plein air. Principaux responsables : tigres, lions, léopards, hyènes, pumas, éléphants, hippopotames.
La perte du bétail, au profit des grands carnivores, est un cas de conflit fréquent. Le bétail n'a pas développé de comportement anti-prédateur et représente une proie facile. Il entre aussi en compétition avec les herbivores qui sont les proies des carnivores.
Principaux responsables : tigres, lions, léopards, hyènes, pumas.
Enfin pour bien des espèces dont l'habitat se détériore, les cultures sont une nourriture facile et les dégats souvent considérables pour des paysans pauvres.
Principaux responsables : éléphants, babouins, potamochères, cercopithèques, chimpanzés...
