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Le Blog d'Awely
Conservation des grands singes et pauvreté
Écrit par Administrator   
27-08-2010

Les pays africains, où vivent les populations de grands singes menacées, pourraient faire davantage pour s'assurer que les activités de conservation profitent également à la lutte contre la pauvreté, révèlent deux rapports publiés par l 'Institut International pour l'Environnement et le Développement ( IIED) et ses partenaires.

Les rapports révèlent d'importants enseignements venant de l'ensemble du continent que les décideurs politiques et les groupes de conservation peuvent utiliser pour stimuler à la fois la biodiversité et les moyens de subsistance des communautés pauvres .

" Partout où vivent des grands singes en Afrique, vivent également des personnes dans la pauvreté », affirme Dilys Roe, chercheuse principale de l'IIED. " Les efforts de conservation des grands singes ont un grand potentiel pour réduire la pauvreté, mais les impacts négatifs réels ou perçus de la conservation peuvent provoquer l'antipathie locale - voire une franche hostilité - face aux efforts de conservation . "

Les grands singes d'Afrique - à savoir les bonobos, chimpanzés et gorilles - sont nos plus proches parents vivants. Ils sont tous considérés par l'Union internationale pour la Conservation de la Nature comme des espèces en voie de disparition ou menacées d'extinction à cause de la chasse et de la déforestation .

Les premiers efforts pour conserver ces espèces dans des zones protégées strictement contrôlées, menaient fréquemment à des conflits avec les communautés locales, lesquelles étaient limitées pour l'accès aux ressources forestières alors qu'elles les utilisaient depuis des générations.

Un rapport, se focalisant sur l'Ouganda, met en évidence la façon dont la résistance des collectivités environnantes menaçait sérieusement la capacité des autorités à gérer deux parcs nationaux, mis en place en 1991 pour protéger les gorilles de montagne.

En réponse, le gouvernement et les organisations non gouvernementales ont adopté une série de stratégies  permattant "d'intégrer conservation et développement ", qui visaient à la fois à créer des avantages pour les communautés locales et à réduire leur dépendance vis-à-vis des ressources des parcs - et par conséquent leur impact négatif sur l'habitat des gorilles .

Sur la base de 15 années d'expérience, le rapport révèle que plusieurs expériences ont connu un succès mais souvent de manière différente par rapport à ce qui était prévu. L'étude a également constaté, toutefois, que pour maximiser à la fois les résultats en matière de conservation et de développement, de telles initiatives devront avoir un impact plus positif sur les ménages les plus pauvres .

«Intégrer conservation et développement a fait l'objet de certaines critiques au cours des dernières années », selon le rapport de l'auteur Tom Blomley. " Nous avons constaté que l'engagement à long terme d'une série d' organismes de développement et de conservation qui travaillent de manière conjointe semble remplir ces deux objectifs. "

Le deuxième rapport élargit la vision au-delà de l'Ouganda et met en lumière les initiatives qui cherchent à associer la conservation des grands singes à la réduction de la pauvreté dans 18 pays - Angola, Burundi, Cameroun, République centrafricaine, Côte d' Ivoire, République démocratique du Congo, Guinée équatoriale, Gabon, Ghana, Guinée, Guinée-Bissau, Libéria, Nigéria, Congo, Rwanda, Sierra Leone, Tanzanie et Ouganda.

Les activités vont de simples initiatives de sensibilisation qui visent à améliorer les attitudes locales par rapport à la conservation, à des initiatives qui donnent aux collectivités le pouvoir décisionnel sur la gestion des ressources naturelles et les moyens d'en tirer profit.

«Ces initiatives de conservation résultent d'un effort concerté pour lutter contre la pauvreté, mais étonnamment peu d'entre elles semblent chercher à savoir si oui ou non leurs travaux ont été couronnés de succès via des mesures ou des rapports sur les résultats de leurs efforts », selon Chris Sandbrook, qui a dirigé l'étude.

Une grande partie des données montrant un impact positif sur la pauvreté proviennent d'études sur le tourisme des grands singes, qui est une façon populaire de convertir la présence de grands singes en argent pour le développement local - bien que même ici, les recettes du tourisme sont rarement partagées avec les populations locales à une échelle suffisamment importante pour leur donner de réelles motivations pour soutenir la conservation .

De nombreuses alternatives existent, telles que celles qui favorisent l'agriculture comme une option à l'exploitation des ressources forestières, inversement, celles qui favorisent l'utilisation durable des ressources forestières et ainsi créent des incitations pour la conservation. Mais il y a beaucoup d'occasions et de facteurs manqués qui peuvent limiter les efforts visant à associer la conservation des grands singes à la réduction de la pauvreté .

«Ces études mettent en évidence la richesse de l'expérience acquise et des enseignements clés pour des initiatives qui visent à associer la conservation et la réduction de la pauvreté » expose Dilys Roe, coordinatrice de «Poverty and Conservation Learning Group» , un réseau international d'organisations de conservation et de développement que l' IIED héberge. " Nous espérons qu'ils apprendront de ces expériences afin d'éviter certains pièges et d'accroître considérablement l'impact de la conservation sur la pauvreté . "

Source: http://www.iied.org/

Rapport complet en anglais: http://povertyandconservation.info/docs/20100808-Linking_Ape_Conservation_and_Poverty_Alleviation.pdf

Dernière mise à jour : ( 27-08-2010 )
 
Les éléphants décimés
Écrit par Renaud   
03-09-2009

...Les éléphants d'Afrique sont tués pour leur ivoire à un taux jamais atteint depuis l'interdiction sur le commerce de l'ivoire de 1999, d'après un rapport récent. Le tollé du grand public qui avait notamment été à l'origine de cette mesure d'interdiction semble être aujourd'hui du passé, et un biologiste de la conservation de l'Université de Washington l'explique par un manque d'information sur la situation des éléphants.

La mort par braconnage serait d'environ 8% par an sur la base des études récentes, un pourcentage supérieur aux 7,4% qui avaient conduits à l'interdiction du commerce de l'ivoire il y a près de 20 ans déclare Samuel Wasser, un professeur de biologie de l'Université de Washington.

Par ailleurs, le taux de braconnage à la fin des années 1980 était calculé sur une population qui dépassait le million d'éléphants. Cette population compte aujourd'hui moi de 470 000 individus.

« Si la tendance se confirme, il ne restera plus un seul éléphants en dehors des aires protégées avec un nécessaire renforcement des mesures pour les protéger », ajoute Wasser qui est le rédacteur en chef d'un article publié dans le numéro d'août de Conservation Biology. Un article qui affirme que la plupart des grands groupes d'éléphants auront disparus d'ici 2020, à moins qu'une pression du grand public ne conduise à un renforcement de leur sécurité..

Wildlife Extra News

Dernière mise à jour : ( 03-09-2009 )
 
Les lions empoisonnés au Kenya
Écrit par Renaud   
12-06-2009
Au Kenya, où la majorité de la faune vit à l’extérieur des aires protégées, les lions sont empoisonnés à un rythme effrayant. Souvent vu comme une source de malheur pour ses attaques sur le bétail, le roi de la jungle, dont les effectifs décroissent déjà, est maintenant en plus menacé par des produits chimiques.

Les bergers utilisent le Furadan, un pesticide connu pour être l’un des plus mortels, et qui fait également des ravages parmi les vautours, dont l’alimentation est composée des carcasses des animaux morts. Des organisations de conservation, comme Wildlife Direct avec à sa tête le Dr Richard Leakey et plusieurs membres du parlement kenyan appellent à présent à une interdiction totale de ce produit.

 
Lier conservation et développement
Écrit par Renaud   
08-06-2009
Améliorer le quotidien des populations pour la préservation de la biodiversité,
ou comment lier conservation et développement !

Au regard des sommes considérables accordées à la conservation de la biodiversité et le nombre important de personnes enthousiastes vouées à sa cause, je me suis souvent demandé pourquoi nous, organisations travaillant dans ce domaine, n'avions pas de meilleurs résultats. Bien sûr, ici ou là la situation s'améliore : des animaux qui avaient disparu localement sont à présent de retour ; des parcs nationaux et des zones clés sont mieux protégées du braconnage et le trafic a par endroit été réduit. Pourtant, et plus que jamais, avons nous au dessus de nos têtes cette lampe rouge clignotante qui nous rappelle à quel point la situation reste préoccupante. La déforestation, si moins importante par endroits, continue d'être pratiquée à un rythme alarmant ; certains des grands singes pourraient bien ne pas survivre à ce siècle et de nouvelles espèces sont chaque année ajoutées à la liste rouge de L'UICN des espèces menacées. Le trafic illégal reste l'un des plus lucratifs qui soient et la viande de brousse apparaît encore comme un problème sans véritables solutions. Et ce ne sont là que quelques uns des exemples dont nous avons tous parfaitement conscience.

Je vois à cela quatre raisons principales : l'argent, le manque de coordination, trop peu d'évaluation et finalement, une implication encore trop négligeable des populations locales.  

Dernière mise à jour : ( 19-02-2010 )
 
 
 
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