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Awely s’installe en Amérique du Sud

19 juin 2017

Si nos deux derniers rapports annuels vous ont échappé, ou que vous avez raté certains de nos communications sur les réseaux sociaux, vous vous posez peut-être la question suivante : « Que fait le directeur d’Awely au Pérou, à s’intéresser à un arbre ? »

Alors c’est vrai, nous sommes Awely, des animaux et des hommes. Et dans ce titre rien ne laisse à penser que notre travail consiste aussi à protéger des végétaux, aussi menacés soient-ils.

Pourtant, lors de ma rencontre en 2015 ici, à Cusco au Pérou, avec Constantino Aucca Chutas, tout a changé. J’étais alors venu découvrir le travail de Tino et de son équipe au sein de l’organisation Ecoan. Tino était le gagnant de notre Prix Jean-Marc Vichard pour la conservation et le développement.

Tino

Ce voyage est raconté dans un film « Sur la route du Polylepis », tourné et réalisé par David Marinho et Thierry Coullez de DTMC Productions.

Lors de ce séjour aux côtés de Constantino et de son collègue et ami Gregorio Ferro, j’ai découvert leur travail formidable pour la protection et la reforestation des forêts de Polylepis, l’arbre poussant aux altitudes les plus hautes au monde, et dont il ne reste plus que quelques % de leur superficie d’origine. Fasciné par cet écosystème incroyable, fait de mousses multicolores, de lichens, d’une multitude de plantes et de quelques oiseaux menacés évoluant parmi les magnifiques Polylepis, j’ai vu pour Awely les racines d’un nouveau type de programme.

Poly

Nos Casquettes rouges travaillent à l’amélioration de la coexistence entre villageois et animaux, nos Casquettes vertes à l’amélioration de la situation d’une espèce animale menacée (tigres, bonobos, gorilles, éléphants…), il ne manquait plus qu’une couleur pour nous focaliser sur la préservation d’un écosystème tout entier. Avec les Casquettes vertes, nous partons de l’animal pour préserver l’écosystème, avec les Casquettes bleues désormais, nous allons faire l’inverse.

Alors ok ! Nous avions le sujet, l’expérience de nos dix années de coordination de programmes, l’organisation partenaire, des connaissances sur l’écosystème du Polylepis acquises au cours des derniers mois et même une nouvelle couleur pour nos Casquettes, il ne nous manquait que le partenaire financier. Et là, ce fût bien moins facile. Après un an et demi de recherches cependant, la Fondation UEM basée à Metz, a décidé de nous faire confiance et de nous accompagner dans notre première aventure américaine.

Voilà donc pourquoi, presque deux ans plus tard, j’arpente des heures durant avec mes collègues et nouveaux amis Tino et Gregorio, certaines des pistes escarpées des montagnes de Vilcanota dans la région de Cusco. Notre objectif, identifier un ou plusieurs sites de reforestation du Polylepis. Une initiative majeure au cours de la première année de notre implication dans la région. À ce jour, nous avons déjà localisé trois sites, et rencontré sur chacun d’eux les représentants locaux des communautés queshuas. En effet, comme sur chacun de nos programmes, l’implication totale des communautés locales est à l’ordre du jour. Un souhait d’autant plus évident que nous le partageons totalement avec nos amis d’Ecoan.

Lamas

À présent, plus précisément lors de notre retour au bureau à Cusco mercredi, nous allons envisager l’ensemble des facteurs nécessaires à la mise en place de notre collaboration d’une part, des campagnes de reforestation d’autre part. Tout reste à faire, mais voir un nouveau programme sortir de l’œuf est toujours un moment particulièrement excitant.

À bientôt, pour la suite,

Renaud Fulconis

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