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Lutte anti-braconnage

Faire face à l’hécatombe

Un trafic lucratif et trop peu sanctionné

Le braconnage est aujourd’hui considéré comme l’un des trafics les plus lucratifs, après ceux de la drogue, des armes, des marchandises contrefaites et des êtres humains. Les éléphants, les rhinocéros, les pangolins et les grands singes sont actuellement les espèces souffrant le plus de ces abattages dans des proportions parfois stupéfiantes.

Le braconnage est aussi une menace majeure sur l’avenir des espèces animales

De très nombreuses espèces menacées

En 2014, 1215 rhinocéros ont été abattus pour leur corne dans la seule Afrique du sud. Une hécatombe tout autant qu’une aberration, quand on sait que ces cornes, destinées à la médecine traditionnelle chinoise, ne sont composées que de kératine, comme nos cheveux et nos ongles. Ce serait par ailleurs au moins 20 000 éléphants africains qui auraient été tués pour leur ivoire au cours de chacune des trois dernières années. Ces activités criminelles pourraient dépasser les 20 milliards d’euros chaque année. Par ailleurs, la situation du pangolin, seul mammifère à écailles, se nourrissant de fourmis et de termites et vivant en Afrique et en Asie, est tout aussi alarmante, bien que beaucoup moins souvent mise en lumière. Recherché pour ses soi-disant vertus médicinales, plus de 100 000 individus seraient éliminés chaque année. C’est principalement sur notre programme en RD du Congo que nous avons développé des initiatives permettant de faire face au braconnage, focalisant nos actions sur la protection des bonobos. Par ailleurs, nous contribuons dans le cadre de notre initiative Des tigres et des hommes, au travail de lutte contre le braconnage de l’organisation WildTeam au Bangladesh. Une lutte qui s’organise lors de patrouilles en bateau, dans les Sundarbans, la plus grande mangrove du monde, et où le braconnage des tigres perdure.

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